Le CNRS
 
 

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

JPEG - 15 koL’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites). L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors, favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs. Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires, dont Écosystèmes, biodiversité, évolution (CNRS/Université Rennes 1).
Alerte presse

Une acidification plus rapide que prévu en Atlantique nord

JPEG - 5.2 koAvec l’accumulation des rejets d’origine humaine, le CO2 dissous augmente dans les eaux océaniques de surface. Un article publié le 12 février dans Nature montre une pénétration de ces teneurs en CO2 plus rapide que prévu en profondeur, au niveau de l’océan Atlantique nord. Les récifs coralliens d’eau froide pourraient en être victimes. Ces résultats confirment l’intérêt des longues séries temporelles, comme celles du projet Ovide mené par des chercheurs de l’Institut de recherche marine de Vigo (Espagne) et du Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS – CNRS/Ifremer/IRD/UBO), pour suivre l’impact du changement climatique dans l’océan.
Communiqué de presse

Cartographie mondiale des « caméléons » du plancton

JPEG - 5.4 koLes cyanobactéries du genre Synechococcus sont omniprésentes dans les mers du globe et contribuent fortement à la chaine alimentaire marine et au cycle du carbone. Certaines de ces cyanobactéries sont capables de changer de couleur pour s’adapter aux variations de leur milieu, mais les chercheurs ignoraient jusqu’à présent la localisation et l’abondance de ces « caméléons » du plancton ? Des chercheurs du CNRS, notamment de la Station Biologique de Roscoff, et du CEA et leurs collaborateurs internationaux montrent que ces cyanobactéries capables de modifier leur pigmentation sont globalement les plus abondantes des océans (environ 40% des Synechococcus) et plus nombreuses en profondeur et aux hautes latitudes. Cette capacité d’adaptation est un atout important pour un organisme planctonique qui est transporté par les courants dans des zones où la couleur de l’eau varie ce qui leur permet de continuer à fournir de l’énergie à l’ensemble du réseau trophique. Cette découverte est une avancée majeure dans la connaissance de ces organismes qui s’avèrent être d’excellents biomarqueurs du changement climatique. Ces résultats sont publiés dans la revue PNAS le 12 février 2018.
Alerte presse

Microalgues : les coulisses d’une révolution

JPEG - 4.4 koLes microalgues représenteraient une alternative au pétrole, une source de protéines alimentaires, tout en recyclant du dioxyde de carbone. Mais comment les exploiter à l’échelle industrielle et optimiser l’extraction de leurs précieux composés ? Inaugurée en 2015 à Saint-Nazaire, la plateforme AlgoSolis, de l’Université de Nantes et du CNRS, tente de répondre à ce défi dans la continuité de recherches menées depuis plus de vingt-cinq ans au laboratoire de Génie des procédés, environnement et agroalimentaire (Gepea).
CNRS Le Journal

Frédérique Viard, Chercheuse en écologie et biologie évolutive, distinguée par la médaille d’argent du CNRS

JPEG - 7.9 koLes recherches que Frédérique Viard mène depuis une quinzaine d’années à la Station biologique de Roscoff (CNRS, Sorbonne Université) portent sur la dispersion des organismes marins. Elles concernent plus particulièrement les conséquences écologiques et évolutives de l’introduction de nouvelles espèces dans les écosystèmes marins. Ses travaux l’ont notamment conduite à reconstituer les routes d’expansion des espèces invasives, à étudier leur interaction avec les espèces indigènes et à proposer des mécanismes permettant leur adaptation à leur nouvel environnement. Au sein de l’unité Adaptation et diversité en milieu marin (CNRS, Sorbonne Université), elle supervise l’équipe Diversité et connectivité dans le paysage marin côtier. Cette chercheuse très prolifique a déjà publié plus d’une centaine d’articles scientifiques dans des revues aussi prestigieuses que PNAS ou Ecology. Elle a contribué, entre 2010 et 2013, au programme franco-britannique Marinexus, destiné à comprendre comment les activités humaines modifient les écosystèmes marins. De 2012 à 2016, elle a également coordonné le programme HySea. L’objectif de ce projet ANR : décrypter les effets de l’hybridation entre espèces mises en contact par les activités humaines, tant à l’échelle des populations que des génomes.
La distinction lui sera remise le 30 janvier, à 11h45, à la Station Biologique de Roscoff.
Communiqué de presse

Tara Oceans : découverte de plus de 100 millions de gènes issus du monde marin

JPEG - 5.8 koL’expédition Tara Oceans (2009-2013) a permis de collecter des échantillons de plancton dans tous les océans du globe à bord de la goélette Tara, et d’établir des catalogues d’espèces et de gènes à une échelle jusqu’alors jamais entreprise. Poursuivant l’analyse et l’exploitation de la plus grande base de données établie sur l’écosystème planctonique, les équipes du CEA, CNRS, EMBL et ENS, entre autres, viennent de franchir une nouvelle étape en analysant l’expression de plus de 100 millions de gènes appartenant à des organismes complexes allant des algues microscopiques aux petits animaux planctoniques. Ces équipes ont montré que des gènes très différents s’expriment selon la température de l’eau ou la concentration en nutriments des zones océaniques étudiées. La moitié de ces gènes est inconnue, ce qui indique que l’océan, étant déjà un formidable réservoir de biodiversité, recèle en même temps un énorme potentiel de fonctions génétiques à découvrir. En utilisant des méthodes d’isolement et de caractérisation de cellules isolées, les chercheurs ont pu explorer plus spécifiquement le rôle des gènes présents dans ce compartiment peu étudié, incultivé mais très abondant du plancton, premier maillon d’une longue chaîne alimentaire. Ces résultats font l’objet de deux articles publiés dans la revue Nature Communications les 22 et 25 janvier 2018.
Communiqué de presse

Antoine Petit est nommé président-directeur général du CNRS

JPEG - 22.8 koAntoine Petit a été nommé président-directeur général du CNRS le 24 janvier 2018 par le président de la République sur proposition de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Professeur des universités de classe exceptionnelle, Antoine Petit était président d’Inria depuis octobre 2014. Il est président non exécutif de l’IHEST (Institut des hautes études pour la science et la technologie) depuis avril dernier.
Communiqué de presse

Découvrez le nouvel ouvrage « Mangrove. Une forêt dans la mer »

JPEG - 8.4 koSavez-vous que les mangroves sont des puits de carbone qui absorbent de grandes quantités de CO2 ? Qu’elles peuvent servir de filtres ou d’éponges face aux pollutions humaines ? Cet écosystème complexe fait l’objet d’un ouvrage "Mangrove. Une forêt dans la mer", rédigé par des chercheurs issus des laboratoires du CNRS ou associés. Publié par le cherche midi, en partenariat avec le CNRS, ce livre grand public paraît le 2 février 2018 en librairie. Il nous invite à poser un regard nouveau sur cette forêt secrète, dont la préservation devient un enjeu écologique mondial.

  • Emma Michaud, Adélaïde Aschenbroich et Gérard Thouzeau du Laboratoire des sciences de l’environnement marin (LEMAR)
  • Guillaume Brunier et Erwan Gensac du Laboratoire géosciences océan (LGO)
  • Françoise Debaine, Marc Robin et Florent Taureau du Laboratoire littoral, environnement, télédétection, géomatique (LETG)
    font partie des auteurs et contributeurs de cet ouvrage.
    Communiqué de presse

Demain, un ordinateur inspiré de notre cerveau ?

JPEG - 4.3 koEt si l’on réinventait l’ordinateur en s’inspirant des neurones du cerveau humain ? Grâce à des composants électroniques bio-inspirés, les chercheurs mettent en avant de nouveaux modèles pour booster les applications en intelligence artificielle.
Pour développer leur propre nano-neurone, l’équipe de Laurent Cario, de l’Institut des matériaux Jean-Rouxel, a de son côté misé sur les isolants de Mott. Ce matériau, dont le comportement physique est exploré dans le cadre de mémoires de nouvelles générations, pourrait constituer une alternative aux matériaux spintroniques : « Notre neurone a fait l’objet d’un brevet déposé en 2014 et nous essayons maintenant d’en améliorer la miniaturisation afin de faciliter son transfert industriel », précise Laurent Cario.
CNRS Le Journal

Un appel à projets pour explorer la santé, l’innovation et le changement climatique sous l’angle du genre

JPEG - 4.1 koLe consortium GENDER-NET Plus, rassemblant 16 partenaires de 13 pays coordonnés par le CNRS, lance un appel à projets de recherche explorant la dimension du genre dans les domaines de la santé, de l’innovation ou des changements climatiques. Les pré-propositions, à soumettre avant le 1er mars 2018, devront impliquer au moins 3 pays du consortium. L’appel à projets est doté d’un budget total prévisionnel de plus de 10 millions d’euros.
Communiqué de presse

Une nouvelle cible thérapeutique dans l’asthme allergique

JPEG - 5.1 koVincent Sauzeau, chercheur à l’Inserm et son équipe située au sein de l’Institut du thorax à Nantes (Inserm, CNRS, Université de Nantes, CHU de Nantes) viennent de découvrir le rôle majeur de la protéine Rac1 dans le développement de l’hyperréactivité bronchique associée à l’asthme allergique. Les chercheurs vont exploiter cette nouvelle cible thérapeutique pour réduire la bronchoconstriction et l’inflammation pulmonaire chez les malades. Cet article est publié dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology.
Communiqué de presse

Les diatomées : une capacité sous-estimée à stocker le carbone dans l’océan profond

JPEG - 6 koLes océans, en absorbant une partie du CO2 présent dans l’atmosphère, contribuent à réguler le climat à l’échelle mondiale. Par photosynthèse, les micro-algues des eaux de surface transforment ce CO2 en carbone organique. Celui-ci est ensuite transféré vers l’océan profond où il est séquestré pour plus d’un siècle. Dans ce transfert qui constitue une véritable « pompe biologique de carbone », les diatomées (micro-algues à carapace siliceuse) jouent un rôle essentiel. Une équipe internationale, menée par des chercheurs de l’Institut universitaire européen de la mer (UBO, CNRS, IRD), a montré que le transfert de carbone dans l’océan profond dû aux diatomées avait été sous-estimé. Les scientifiques révèlent également que toutes les espèces de diatomées n’ont pas le même potentiel dans ce transfert. Enfin, ils démontrent que les prédictions du devenir des diatomées dans l’océan du futur reposent sur des modèles trop simplifiés du système océan. Cette étude, qui combine des approches novatrices pluridisciplinaires, est parue dans la revue Nature Geoscience, le 18 décembre 2017.
Communiqué de presse

Géosciences Rennes et Itasca montent un laboratoire commun

JPEG - 5.7 koLe CNRS, l’Université de Rennes 1, et la société d’ingénierie Itasca créent un partenariat industriel pour développer leur expertise commune sur l’environnement. Depuis 2002, le laboratoire Géosciences Rennes noue des collaborations ponctuelles avec l’entreprise de conseil lyonnaise Itasca, spécialisée dans la modélisation numérique pour les industries de l’environnement (génie civil, mines, énergie…). Le 1er janvier 2018, ce partenariat au long cours prendra la forme d’un laboratoire commun (LabCom), scellé par la signature d’un contrat-cadre pour une durée de cinq ans. L’initiative a été promue par l’Agence nationale de la recherche (ANR) avec une dotation de 300 000 € sur trois ans.
Communiqué de presse


filet
Délégation Bretagne et Pays de la Loire
Parc Alcyone - CS 26936 - 1, rue André et Yvonne Meynier - 35069 RENNES CEDEX
Tél : 02 99 28 68 68

Rechercher


sur le site de la délégation
Le CNRS Annuaires Mots-Clefs du CNRS Autres sites Accueil Accueil Imprimer Contact Crédits Plan d'accès Plan du site